Le mensonge commence toujours tout petit. Assez petit pour tenir dans ta poche.
Puis un jour il a tellement grandi que tu ne peux plus le cacher.
Ici, on revient à la vérité. Un jour après l'autre, sans témoin et sans compte à rendre.
L'application a beaucoup changé depuis. Les comptes ouverts pendant cette période ont été effacés, journaux compris. Rien n'en a été gardé, ni ici ni ailleurs.
Il n'y a rien à réinstaller : si tu l'as mise sur ton téléphone, elle s'est mise à jour toute seule. Ouvre simplement un compte neuf.
Il n'a pas besoin d'être ton vrai prénom.
Rien d'autre ne te sera demandé. Ton journal est chiffré et personne d'autre ne peut le lire.
Si tu as enregistré deux questions personnelles, elles ouvrent ton compte à la place du code.
Les accents et les majuscules n'ont pas d'importance. Au bout de trois essais manqués, cette voie se ferme pendant une heure — ton code à quatre mots, lui, marche toujours.
C'est la seule façon de récupérer ton compte si tu oublies ton mot de passe. Nous n'avons ni ton e-mail ni ton numéro : personne ne pourra te le renvoyer.
Ici, on ne compte pas les jours et on ne félicite personne. On regarde. Ce que tu dis, ce qui te pousse à le dire, et ce que ça devient quand tu le poses par écrit. Rien de ce que tu écriras ne sera lu.
L'application a été écrite au féminin. Dis-lui si elle doit t'écrire au masculin — c'est tout ce que ça change.
Pour que le chemin parte d'où tu es vraiment, place le curseur. Il n'y a pas de bonne réponse, et cela ne se voit nulle part.
Ce choix ne pèse qu'un temps : au bout de quelques notes, c'est ce que tu auras écrit qui décidera de la couleur du ciel.
Elle s'ouvre alors en plein écran, comme une vraie application, avec sa propre icône. Rien à télécharger sur un magasin d'applications.
Ton journal est chiffré sur le serveur. Personne d'autre que toi n'y a accès.
Choisis ce dont tu as besoin maintenant.